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Les régimes alimentaires durables réduisent les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation et améliorent la qualité de l’alimentation : Résultats de l’essai contrôlé randomisé MyPlanetDiet (2025)

Citation : Davies, K. P., Gibney, E. R., Leonard, U. M., Conway, M. C., McCarthy, S. N., & O’Sullivan, A. M., et al. (2025). Les régimes alimentaires durables réduisent les émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation et améliorent la qualité de l’alimentation : Results from the MyPlanetDiet randomized controlled trial. The American Journal of Clinical Nutrition. Advance online publication. https://ajcn.nutrition.org/article/S0002-9165(25)00268-0/fulltext

Figure 1 : 2625 réponses aux questionnaires de dépistage en ligne ont été reçues entre février 2022 et mars 2023.

Résumé

Contexte: Les impacts environnementaux liés à l’alimentation doivent être réduits afin d’atténuer le changement climatique. Bien que de nombreux régimes alimentaires durables aient été proposés, les impacts humains et planétaires de ces régimes n’ont pas été testés.

Objectif: L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets sur la santé et l’environnement liés à l’application de conseils diététiques durables sur l’ensemble de l’alimentation.

Méthodes: L’essai contrôlé randomisé MyPlanetDiet était une étude parallèle en simple aveugle d’une durée de 12 semaines visant à tester les effets d’une alimentation plus durable. Les participants ont été répartis au hasard pour recevoir des conseils personnalisés basés sur une alimentation durable (intervention) ou sur les recommandations actuelles en matière d’alimentation saine (contrôle). Des évaluations diététiques, une anthropométrie à jeun et des échantillons de sérum à jeun ont été recueillis au début et à la fin de l’étude. Le résultat principal était l’évolution des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation, mesurées en kilogrammes d’équivalents de dioxyde de carbone par jour (kgCO2-eq/d). Les résultats secondaires comprenaient les changements dans la qualité de l’alimentation, les apports en macronutriments et en groupes d’aliments, l’empreinte hydrique liée à l’alimentation et les biomarqueurs de santé. Les données ont été analysées à l’aide d’une analyse de covariance mixte à deux voies.

Résultats:

  • Les participants à l’étude (n = 292) ont diminué le GHGE lié à l’alimentation au fil du temps (P < 0.001) avec une interaction significative temps × groupe entre le groupe de contrôle (de 6,5 ± 0,2 à 5,7 ± 0,2 kgCO2-eq/d) et le groupe d’intervention (de 7,1 ± 0,2 à 4,8 ± 0,1 kgCO2-eq/d ; P < 0.001).
  • La qualité du régime alimentaire a augmenté dans les groupes de contrôle (de 44,2 ± 0,8 à 52,9 ± 0,9) et d’intervention (de 44,7 ± 0,8 à 53,0 ± 0,9) (P < 0,001).
  • Les participants ont réduit leur consommation de viande rouge (groupe témoin : de 34,2 ± 2,9 à 25,7 ± 2,4 g/j ; groupe d’intervention : de 42,7 ± 3,4 à 12,8 ± 1,9 g/j ; P < 0,001) etune augmentation des apports en aliments d’origine végétale, notamment en haricots, pois et lentilles (contrôle : de 15,4 ± 1,9 à 18,3 ± 2,1 g/j ; intervention : de 18,4 ± 2,1 à 49,2 ± 4,3 g/j ; P < 0,001), les fruits (contrôle : de 164,8 ± 12,3 à 264,5 ± 13,9 g/j ; intervention : de 188,5 ± 14,2 à 233,7 ± 13,5 g/j ; P < 0,001), et les légumes (contrôle : de 148,1 ± 6,5 à 163,1 ± 7,3 g/j ; intervention : de 161,3 ± 5,9 à 201,9 ± 8,0 g/j ; P < 0.001).
  • Aucune modification de l’anthropométrie, de la biochimie sérique ou de l’empreinte hydrique liée à l’alimentation n’a été observée.

Conclusions: Il est clair que l’impact environnemental des systèmes alimentaires doit être réduit pour atténuer les effets du changement climatique et respecter les objectifs climatiques mondiaux. Un changement significatif nécessitera une approche systémique complète, ce qui signifie que tous les acteurs, y compris les consommateurs, feront leur part pour un système alimentaire plus durable. Il est essentiel que les individus adoptent des régimes alimentaires plus durables, et nos résultats comblent un manque de données probantes pour soutenir cette transition. Nous avons montré qu’il est possible, au niveau du consommateur, d’adopter des régimes alimentaires plus durables. Les modifications des apports alimentaires ont entraîné une diminution des GES liés à l’alimentation sans compromettre l’état de santé. D’autres recherches sont justifiées dans d’autres populations, pour des périodes d’intervention plus longues, ou avec d’autres mesures de résultats (par exemple, l’état nutritionnel). Cependant, nos résultats s’ajoutent à la littérature sur ce à quoi ressemblera la transition vers des régimes alimentaires durables dans le monde réel. Il est important que les futurs groupes de travail sur les régimes alimentaires durables réfléchissent à la manière d’aider les individus à modifier leur régime alimentaire. Nos résultats montrent que le fait d’aider les individus avec une nutrition personnalisée a conduit à un changement de régime alimentaire pour des régimes plus durables et plus sains, sans conséquences négatives pour la santé.

mise à jour 2025 novembre

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